Elle s'approcha à pas de loup,
Par derrière, sans auncun bruit
A pas feutré, elle sortit lentement un couteau de sa poche gauche,
Sa lame luisait à la faible lueur du jour ...
Une ruelle sombre presque sinistre, psychiadélique,
La pluie qui tombe, elle lui donne sa force et son courage,
Donne une nouvelle empleur à son acte,
Si elle n'a put t'avoir,
Elle t'aurais tué,
Elle ne t'as pas eu ...
Elle t'aura quand même ...
Son bras s'élève haut dans le ciel étoilé,
Tu te retournes tu as entendu un bruit sourd,
Elle te chuchotte qu'elle a une surprise pour toi,
Elle te regarde dans le blanc des yeux,
Tu reste fixe sur ses yeux comme hypnotisé,
Tu ne vois pas son bras s'abaisser,
Tu pousses un cri sourd,
Ton regard perdu dans le siens,
Il divague sur les murs lugubre,
Puis s'arrète sur une ombre floue,
La sienne, doucement tu te meurs,
Entre ses bras, elle jubile,
Elle te souffle qu'elle t'avais prévenu,
"Si tu approches je te tues"
Toi tu as osé la toucher,
Lui arracher son coeur,
Tu ne paies que les conséquences,
De ton ignorance,
Le couteau tombe part terre,
Plouf, l'eau se mèle à ton sang,
Elle s'accroupie jusqu'à avoir sa bouche,
A même le sol, aux bords de la flaque,
Elle lappe cette eau si pure,
Puisqu'elle contient ton sang,
Qui aurait du être le siens,
Elle se relève ses genou craquent,
Le bruit de la ville la ratrappe violemment,
Mais c'est tranquillement qu'elle s'essuie la bouche,
Elle exulte, elle a ta chair en elle,
Elle te connais mieux que personne ...
Ta prénom, ton sexe, ta mort ...
Elle repart alors satisfaite,
Dans un silence parfaitement incongru ...

